Ma semaine de formation « coupe-couture vêtements d’enfants » aux CMA #3

Cours municipaux d'adultes - coupe couture vetement enfants - on sunday mornings

Jour 3

Nous commençons cette troisième journée par la construction des manches de base et la détermination des crans de montage (les points d’accord entre le vêtement et la manche qui facilitent le montage et la répartition de l’embu).

Bénédicte prend le temps de nous expliquer quelques évasements possibles pour obtenir des manches bouffantes ou des manches ballons.

Pour celles qui ont des robes à manches, c’est le moment de découper nos manches dans la toile, en prenant soin d’ajouter 1cm de couturage.

Nous bouclons ainsi (pour le moment) l’étape « construction du modèle par coupe à plat » pour passer, enfin, au … « montage de la toile » !

Cours municipaux d'adultes - coupe couture vetement enfants

Direction les machines à coudre industrielles !!! Youhou ! Je suis vraiment impatiente de tester ces bécanes, une vraie gamine dans un magasin de jouets !

Notre salle est équipée de 8 machines à coudre industrielles mais, malheureusement, seules 5 fonctionnent.

Bénédicte nous fait une petite démonstration du fonctionnement de ces différentes machines. La salle est équipée de deux modèles différents :

  • un premier modèle équipé d’un levier au niveau de la cuisse droite qui permet de lever le pied de biche,
  • un second modèle où le pied de biche se lève en écrasant la pédale vers l’avant/vers soi.

Et pour compliquer un peu plus les choses, les deux modèles sont équipés d’un coupe-fil qui s’active en appuyant d’un coup sec/bref sur l’avant de la pédale.

Vous n’y comprenez rien hein ? Moi non plus !
Pour faire simple, autant dire dès que je suis passée d’un modèle à l’autre, je me suis complètement emmêlé les pinceaux : « euh pourquoi la machine m’a coupé les fils ?! Je voulais juste lever le pied de biche ! WTF ?! Quelqu’un se rappelle comment elle fonctionne celle-ci ? ».

Les premiers essais sur les machines industrielles sont à la fois excitants et frustrants !

Excitation : il n’y a pas à dire, ces machines sont hyper puissantes, on sent bien que c’est du très bon matériel. Et on ne peut s’empêcher de penser qu’avec une telle bécane à la maison, on pourrait coudre les doigts dans le nez telle ou telle étoffe que notre petit machine familiale refusait de coudre …
Tout est pensé pour que la couturière puisse tenir son tissu avec ses deux mains. Mais ce qui me plaît le plus, c’est le grand espace de travail offert par le plateau de base/la table de travail.

Frustration : c’est toujours un peu déroutant de changer d’outil/de machine. Il faut un moment d’adaptation pour se sentir en confiance et ainsi pouvoir prendre du plaisir à coudre.
C’est un peu comme le jour où vous passez d’une voiture à boîte manuelle, à une voiture à boîte automatique : les premiers temps, vous ne savez pas trop quoi faire de votre pied gauche.
Et bien là, à la fin de chaque ligne de couture, je cherche désespérément à lever mon pied de biche comme sur ma Brother familiale !
Par ailleurs, ces machines industrielles ont tellement de pêche qu’il faut manier la pédale avec délicatesse. Alors forcément, on a un peu l’impression de revenir un temps en arrière, lors de notre toute première rencontre avec une machine.

Mais bon, nous sommes là pour apprendre non ?

 

Au cours de l’après-midi, Bénédicte propose, pour celles qui sont intéressées (en fait toutes ! élèves ultra motivées je vous disais), de nous apprendre à réaliser différentes pièces d’études : les poches plaquées, les fronces, les smocks, la patte de boutonnage.

Bénédicte nous rappelle à chaque fois que le repassage constitue une étape clé. En couture, on doit passer autant de temps sur la machine à coudre qu’à repasser.

La salle est équipée de deux presses (centrales vapeur) professionnelles.
J’ai un peu (beaucoup) galéré à bien repasser les coutures de mes différentes pièces. Il faut dire que c’est la première fois que je repasse un vêtement aussi petit, et comme j’avais peur de me cramer les doigts avec la presse de compétition, j’ai un peu fait ça à l’arrache !

Je devrais peut être m’inscrire à des cours de repassage la prochaine fois !

Fin de la troisième journée de formation.

So.

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